L’anesthésie sous hypnose

Les Egyptiens l’utilisaient déjà ! Mais il faudra attendre le vingtième siècle et les années 50 pour que l’hypnose soit introduite dans les procédures médicales.
Pour régler des problèmes engendrés par l’anxiété. Mais les plus importantes recherches médicales ont porté sur l’usage de l’hypnose dans le contrôle de la douleur.
Il a, en effet, été démontré que l’hypnose permet de bloquer les signaux de douleur lorsqu’ils atteignent le cerveau. En substituant une autre sensation à celle de la douleur.
C’est à partir de là qu’est née l’idée d’utiliser l’hypnose à la place de l’anesthésie générale.
L’anesthésie sous hypnose ou hypnosédation n’est possible que pour certains actes chirurgicaux de moyenne intensité (thyroïde, hystérectomie, ORL,…) ou pour des examens médicaux invasifs (coloscopie, coronographie…).

Le patient devient acteur
Contrairement à l’hypnose de spectacle, qui est directive, l’hypnose chirurgicale se veut permissive. Ce qui implique que le patient doit être volontaire. Il doit être confiant, coopératif et motivé. Car pendant toute la durée de l’acte chirurgicale, c’est lui l’acteur. L’acteur de son soin.
Il est conscient et sait qu’à tout moment, il peut demander de revenir à une anesthésie classique. Il sait qu’il n’a qu’une chose à faire : se laisser guider par la voix de l’anésthésiste. Qui durant toute l’intervention va se transformer en conteur. D’une voix douce et monocorde, il va lui raconter une histoire, une situation agréable qu’ils ont choisie ensemble. Un souvenir de vacances, un lieu qu’il apprécie, une activité qu’il a l’habitude de pratiquer…
Grâce à ces suggestions, le patient déconnecte et ne ressent pas la douleur.

Un travail d’équipe
Une technique qui requiert un important investissement de la part de l’anesthésiste, mais aussi de tout le personnel présent au bloc. Qui doit travailler quasiment en silence. Les manipulations chirurgicales doivent être précises et douces. Toute l’équipe médicale doit s’adapter aux besoins physiologiques et psychologiques du patient.

Lorsque l’intervention est terminée, l’anesthésiste reprend une voix normale et invite le patient à réintégrer un état de conscience normal. Sans aucun risque de mauvais réveil.

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