L’hypnose contre les gestes douloureux en radiologie

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Parmi les méthodes non pharmacologiques (cognitivo-comportementales selon les Anglo-Saxons), l’utilisation de l’hypnose (souvent couplée aux méthodes de relaxation) apparaît la technique la plus adaptée lors des gestes douloureux. Les mécanismes d’action sont de mieux en mieux connus : les études réalisées grâce à la tomographie à émission de positron ont montré que, sous hypnose, la stimulation spécifique du cortex cingulaire antérieur induirait un effet de modulation de la perception de la douleur [61] [62]. La reproductibilité de l’effet antalgique chez le volontaire sain est retrouvée dans plusieurs études [63] [64] [65] [66]. Les effets cliniques bénéfiques de l’hypnose sont maintenant mieux connus chez l’adulte. Montgomery, dans une méta-analyse portant sur 20 études contrôlées incluant 1 624 patients en période périopératoire [67], a pu montrer que l’hypnose améliorait de manière très significative les scores de douleur, la consommation d’antalgiques, le niveau d’anxiété, la stabilité des paramètres hémodynamiques (PA, FC), le temps de réveil et la durée d’hospitalisation. Aucune différence d’efficacité n’a été retrouvée selon le mode d’induction hypnotique (cassette enregistrée ou accompagnement verbal).

Une équipe de Boston a montré les bénéfices antalgiques de l’hypnose dans une étude randomisée contrôlée portant sur 241 patients lors de gestes invasifs en radiologie interventionnelle [68]. Durant tout l’acte, un professionnel dispensait au patient des consignes de relaxation et d’auto-hypnose. La formation de ces professionnels non spécialisés (une infirmière, 3 étudiants) avait été effectuée grâce à une formation de 4 jours. Outre une amélioration significative des scores de douleur et d’anxiété, le groupe hypnose consommait significativement moins d’antalgique (auto-administration de bolus de 0,5 mg midazolam et 25 g de fentanyl), la durée des actes était plus courte (61 versus 78 min) et la tolérance hémodynamique significativement améliorée. La même équipe a chiffré la baisse du coût global d’une intervention à 47 % (300 versus 638 dollars) grâce à l’utilisation de ces techniques d’auto-hypnose [69]. L’effet antalgique de l’hypnose a été retrouvé pour d’autres gestes : changements de pansement chez les brûlés [70], biopsies mammaires [71], ponction lombaire chez l’enfant [72]. La relation privilégiée entre le patient et le thérapeute pratiquant l’hypnose souligne l’importance de la qualité relationnelle établie entre les soignants et le patient. L’empathie, les capacités d’écoute, d’explication du soignant renforcent l’action des antalgiques voire induisent une action spécifiquement antalgique

fondation APCIL contre la douleur ici

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