Les bienfaits du jeûnes – careme

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Pourquoi jeûner ?

 

C’est une technique d’hygiène vitale bien connue des naturopathes et hygiénistes qui est avant tout préventive.

Cependant, le jeûne a des vertus thérapeutiques, il va aider dans de nombreuses situations, d’autant que les méfaits sont dus à une nourriture trop riche, mal équilibrée, prise en trop grande quantité et d’autant plus lorsqu’elle est de mauvaise qualité. Le jeûne thérapeutique est à faire en accord avec son thérapeute et sous surveillance.

Le jeûne diététique, d’une courte durée : 1 jour par semaine ou 2-3 jours une à deux fois par an permet avant tout de nettoyer l’organisme régulièrement de ses toxines. Il permet la régénération cellulaire, une petite perte de poids grâce à l’élimination des réserves graisseuses et la stimulation des défenses immunitaires…

 

L’autolyse, action de l’énergie vitale

 

Cependant, le jeûne ne commence réellement qu’à partir du 2 ou 3e jour d’arrêt alimentaire, moment où l’organisme a totalement épuisé les ressource* des derniers repas consommés. L’organisme change alors son mode d’alimentation, il va chercher sa nourriture dans ses réserves : c’est l’autorestauration. Pas de risque de carences, le corps se sert à la carte selon ses besoins. S’il ne trouve pas ce dont il a besoin, il le synthétisera à partir d’autres éléments. Le terme technique pour ce processus est autolyse (de lyse comme digérer) ou encore « l’autophagie ».

La longévité des Hounzas, peuple des hautes vallées de l’Himalaya centrale, était due en grande partie au jeûne qu’ils faisaient par la force des choses, leur isolement leur imposait chaque année plusieurs semaines de jeûne avant la récolte pendant lesquelles ils travaillaient dans la joie. A l’heure actuelle, leur vallée est accessible, ils importent des produits raffinés, ne font plus le jeûne et subissent comme tous les peuples les maladies caractéristiques du monde civilisé.

 

Le grand nettoyage                                                            

 

Pendant le jeûne le système digestif est au repos. Toute l’énergie consacrée habituellement aux nombreuses heures de digestion (2 à 4 heures 3 fois par jour) va être économisée.

Les émonctoires (foie, peau, reins, poumons…) vont enfin pouvoir s’occuper des toxines, dont l’organisme s’était débarrassées en les stockant à droite, à gauche (kystes, lipomes, dépôts de cholestérols, tumeurs et autres surcharges excédentaires…). Sans digestion, il pourra fonctionner à temps plein. C’est par manque de temps que l’organisme avait mis de côté les surcharges et les toxines dans des sortes de « petites poubelles » pour les vider le jour où l’emploi du temps le permet.

Le jeûne permet de faire le nettoyage de printemps, de soulever les tapis, de dépoussiérer les recoins difficiles d’accès..

 

Les organes d’élimination attendaient cette opportunité pour se mettre à l’œuvre. Ce break alimentaire ne les empêche pas de fonctionner, bien au contraire. Ragaillardis par ce gain énergétique, tels les 7 nains de Blanche-Neige chacun se mettra consciencieusement à l’ouvrage avec entrain et bonne humeur.

La couleur et l’odeur des urines, celle de l’haleine, des selles, de la transpiration, la langue chargée, les éruptions cutanées seront autant de signes témoins d’une élimination en profondeur.

Les surcharges et toxines vont être libérées et éliminées des plus récentes au plus anciennes. Des maux peuvent refaire surface ce qui donne un aperçu du chemin parcouru en arrière.

Les toxines enkystées depuis longtemps dans les graisses libèrent également leurs molécules aromatiques. Les odeurs libérées sont fonction de comportements et habitudes passées : odeur de tabac, de grillé, de fumé, etc.

 

Les bienfaits du jeûne

 

– Perte de poids : la perte de poids ne doit pas être la motivation du jeûne bien qu’elle soit réelle, de 5 à 10 % du poids de départ, plus pour les hommes, moins pour les femmes. Une personne sans surpoids ne perdra que le strict minimum qu’elle reprendra d’ailleurs à l’issue du jeûne.

– Elimination des graisses superflues, des toxines…

– Régénération : le gain d’énergie est orientée vers la guérison et la cicatrisation

– Augmentation des défenses immunitaires

– par la force des choses, arrêt des mauvaises habitudes : thé, café, chocolat, alcool, tabac…

– Peau neuve (jeunesse, souplesse) : le nettoyage profond du corps transparaît à l’extérieur

– Prévention : maladies, vieillissement prématuré, troubles de la ménopause

– Uniquement si vous en ressentez le besoin : maux de tête, grosse fatigue, baisse de tension : prenez de l’eau avec un peu de miel ou mélanger à un peu de jus de fruits naturel

– En cas de besoin, le matin faire remonter la tension en s’activant d’abord doucement : se doucher, boire puis prendre l’air, marcher, respirer profondément jusqu’à ce que la tension retrouve sa valeur normale. Si l’hypotension persiste, arrêter le jeûne.

 

Signes indiquant d’arrêter le jeûne

 

Certains signaux indiquent qu’il faut stopper le jeûné. Une semaine de jeûne peut être dangereuse si l’organisme libère trop de toxines d’un seul coup, les organes éliminateurs peuvent se bloquer. Lorsque les toxines sont libérées en trop grande quantité, elles anéantissent la force vitale qui n’est plus à même de gérer la situation. L’expérience doit rester une expérience d’hygiène vitale naturelle et ne pas mettre la vie du jeûneur en danger:

– absence d’urine (blocage des reins)

– hypotension persistante

– crise d’acétone (l’haleine sent l’éther)

– crises de tétanie à répétition

– tachycardie, arythmie…

– les forces du jeûneur font défauts, il a du mal à se tenir debout et à marcher

– insomnie persistante : au-delà de 2 nuits sans sommeil

– hallucinations, délires (souvent chez les personnes intoxiquées

par médicaments, drogues et produits toxiques)

– angoisses importantes et peur du jeûne

Ceux qui se savent bien intoxiqués : tabac, alcool, chimiothérapie… il est prudent de se désintoxiner progressivement.

– La stimulation des cinq sens : vue, ouïe, goût, odorat, toucher

– Bienfaits reconnus sur l’hypertension, l’asthme, le cholestérol…

– Regain d’énergie et de vitalité. Tonus et moral en hausse

– Sur le plan développement personnel : lucidité et discernement, permet de faire des choix, de se recentrer, d’aller vers l’essentiel, permet de lâcher prise et de gérer les stress quotidiens.

 

La durée du jeûne

 

De nombreux jeûnes sont possibles, mais c’est l’organisme et la vitalité de la personne qui seront décisifs pour la durée du jeûne. Il ne faut jamais aller au-delà de ses forces. Le jeûne est dit court de 1 jour à 1 semaine ; moyen d’1 à 2 semaines et long au-delà de 4 semaines, il faut savoir qu’un jeûne court et répété est plus utile qu’un jeûne trop long qui pourrait affaiblir l’organisme.

Deux  jours par semaine ou tous les quinze jours permet à l’organisme de faire le ménage régulièrement et de garder ainsi « sa maison » propre.. Ce jeûne bénéficie de la régularité, car l’organisme sait par avance qu’il aura le loisir de faire le ménage régulièrement et garde ses poubelles près de la porte de sortie, prêtes à être éliminées au lieu de les enkyster profondément.

Au-delà de 3 jours par semaine, le jeûne met en route l’autolyse. Le corps se nourrit par ses propres moyens, transforme ses graisses en glucose (carburant énergétique de l’organisme) dont il a besoin. Au-delà de 3 jours, un jeûne doit être fait sous surveillance accompagné d’un spécialiste de santé.

 

Contre-indications au jeûne

 

Le jeûne comporte des risques, il y a des contre-indications absolues :

– malades dévitalisés, épuisés, myopathie, néphropathies et insuffisances rénales

– médications lourdes, cancer et maladies lourdes surtout si le malade n’a pas beaucoup de force vitale. L’action des médicaments pris à jeun est optimisée d’où un risque plus important d’effets iatrogènes

– diabète maigre

– cirrhose et tuberculose évolutives

– hypotension

– maigreur

– grossesse

– névroses dépressives, anxieuses, problèmes de boulimie, d’anorexie

-pour conduire, prendre de l’eau sucrée au miel ou jus de fruits

 

Préparation au jeûne

 

II est toujours nécessaire de se préparer au jeûne par une monodiète et un nettoyage du tube digestif pour chasser les déchets accumulés dans les intestins et le côlon.

La préparation sera plus longue si c’est un premier jeûne.

15 jours avant le jeûne : pas tabac, café et excitants.

– Diminuer progressivement la consommation de nourriture pour ne consommer que des légumes bien cuits en soupe 2 jours avant le jeûne

– Avant le jeûne, prendre une purge à base de plantes pour nettoyer les intestins : casse, psyllium, chlorure de magnésium…

-Arrêt absolu des excitants : chocolat, thé, café, épices, tabac… (la prise de médicaments et de drogues dures sont des contre-indications au jeûne)

– Comme boisson, ne consommer que de l’eau pure et des tisanes diurétiques ou dépuratives

– Avant et pendant le jeûne, si possible, marcher en pleine nature, bien respirer, se destresser (bains, massages, activités artistiques, méditation, tout ce qui vous met en joie…).

Pendant le jeûne

Au moment du passage d’un mode d’alimentation à l’autre qui se fait vers le 3e jour parfois le 2e, moment où le corps commence à se nourrir par l’autorestauration, il y a parfois une sensation bizarre qui peut générer de l’angoisse ou déclencher une panique. C’est in mauvais quart d’heure à passer qui ne se reproduira pas une fois le 3e jour passé.

Ensuite viennent des sensation de sérénité, de bien-être die félicité. Serait-ce la sensation retrouvée du fœtus nourrit par le cordon ombilical ?

– Si possible faire des lavements ou douches rectales tant que des matières apparaissent (pendant le jeûne un liquide noir est normal)

– Continuer de boire au moins 2 à 3 litres le soir  (habituellement une partie de l’eau est apportée par la nourriture)

– Continuer la relaxation, les bains ou douches…

– en commençant par une monodiète (consommation d’une sorte d’aliment). Il en existe de nombreuses :

– riz complet -légumes cuits, cures végétales

-cure de raisin, cure Breuss…

– cure de jus de légumes ou de fruits…

 

Rupture du jeûne

 

Faire le processus inverse d’avant le jeûne.

Ne consommer que des légumes cuits les 2-3 premiers jours, puis réintégrer petit à petit les crudités. Puis les céréales.

Eviter les protéines animales pendant une dizaine de jours.

Surtout pas de jus de fruit avant d’avoir vidé l’intestin du liquide noir qui peut y stagner. Le jus de fruit, directement assimilable, entraînerait avec lui l’assimilation des toxines.

Boire de l’eau en grande quantité afin de laver les intestins et faire sortir les dernières toxines et déchets qui s’y sont accumulés pendant le jeûne.

Pour conserver les bienfaits du jeûne, la reprise sera en rapport à la longueur du jeûne. 8 à 15 jours pour un jeûne de 30 jours. 3 à 6 jours pour un jeûne de 3 jours.

C’est l’occasion de se débarrasser définitivement des mauvaises habitudes et surtout de diminuer ses besoins quotidiens. On sait à présent grâce à certaines expériences sur la sous-nutrition faites sur des rats, des macaques qu’une restriction calorique favorise la longévité.

Pour connaître ses propres limites, il est raisonnable de tenir compte de certains facteurs de vitalité : -vitalité suffisante à l’activité quotidienne

– facilité à réfléchir, lucidité mentale et intellectuelle

– bien-être et absence de malaises

– qualité du sommeil : sensation de repos au réveil

– facilité à supporter le froid

-connaître son poids idéal et s’y maintenir

 

 

Le jeûne quotidien

 

Encore plus facile. En mangeant tôt le soir,

Il est possible de laisser

12 heures entre le repas du soir et celui du matin (sauter celui du matin est moins profitable car le ménage se fait mieux la nuit quand le corps est au repos). Le jeûne quotidien permet à l’organisme, de passer en autorestauration chaque nuit, d’être nourrit à la carte, de combler d’éventuelles carences, de faire le ménage et de potentialiser les défenses immunitaires.

 

Les jeûnes thérapeutiques

 

En Allemagne, en Espagne, en Russie, aux Etats-Unis, au Japon, des cliniques et centres de soins existent où l’on soigne de nombreux patients par le jeûne. En France, on l’enseigne dans les écoles de naturopathie.

Pendant le jeûne l’organisme continue à se nourrir. Il transforme la graisse en sucre. Comme un gramme de lipide fournit 9 kcal, la perte sera d’au moins 200-300 g par jour.

Une fois les réserves de graisse épuisées, l’organisme va continuer à se nourrir par ses propres moyens et il y a un risque de perte musculaire. Composé de protéines, le muscle, une fois fondu ne se reconstitue pas facilement.

Les bienfaits du jeûne vont plus loin que | ceux du corps. En effet, le jeûne rapproche de l’essentiel. C’est un outil qui ouvre à la voix intérieure et à l’intuition, qui permet d’approfondir les états méditatifs, qui donne une certaine lucidité sur la vie…

Le jeûne peut se faire en groupe. A plusieurs, c’est plus facile et cela limite les risques. Des accompagnements sont proposés par des spécialistes dans ce domaine. Jeûne ou monodiètes, promenades en plein air, relaxation, hydrothérapie du côlon, massages…

pour plus consulter  : JEÛNER POUR SA SANTÉ

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