La nuit, pourquoi les problèmes nous semblent-ils énormes ?

man in bed with eyes opened suffering insomnia and sleep disorder

                                                                                                                                                                           Source de l’article cerveauetpsycho.fr

Vers 3 heures du matin, notre concentration de mélatonine est élevée. Cela produit une sorte de dépression.

Peut-être faites-vous partie des gens qui ont déjà vécu cette expérience : réveillé(e) en pleine nuit ou très tôt le matin, vous êtes incapable de retrouver le sommeil. Les pensées commencent à graviter autour d’un problème qui, peu à peu, vous semble démesuré. Au petit matin, vous vous rendez compte qu’il était anodin. Pourquoi en avez-vous fait une montagne ?

Les études épidémiologiques montrent que de telles expériences sont largement répandues. Un creux de l’humeur semble se manifester au cours de la nuit chez de très nombreuses personnes, voire tout un chacun. Pour schématiser, on pourrait parler de petite dépression. Chez certains individus, cela peut se prolonger pendant les heures qui suivent le réveil, donnant lieu au petit coup de cafard matinal. Quand les ruminations et les éveils intempestifs affectent le repos nocturne au point de se répercuter sur notre humeur pendant la journée, il faut parfois y voir le signe d’un trouble du sommeil. Pourtant, ce phénomène n’est pas exceptionnel et ne doit pas forcément constituer un motif d’inquiétude.

Vers 3 ou 4 heures du matin, l’organisme fonctionne en veilleuse : le corps tourne au ralenti, la température est minimale… Toute activité demande un effort pénible, et c’est pourquoi il est utile de dormir ! La responsable de cet état est, entre autres, la mélatonine. Une hormone que notre cerveau produit en quantité pendant la nuit. Elle place le corps en mode de repos et exerce une foule d’effets bénéfiques, mais si nous sommes réveillés à ce moment-là, elle dégrade notre humeur. C’est aussi ce qui explique qu’au cours des mois d’hiver, le défaut d’ensoleillement conduit à des taux élevés de mélatonine y compris pendant la journée, ce qui provoque chez certains de la morosité, voire une dépression.

Dès lors, si nous sommes réveillés au mauvais moment, en pleine nuit, nous ressentons l’effet négatif d’une concentration élevée de mélatonine. L’autre raison de nos préoccupations est plus évidente : la nuit, nous devrions dormir et nous le savons. Si nous échouons, nous sommes inquiets, ce qui favorise les processus de rumination mentale. Notre esprit y est aussi porté par le fait qu’il ne se passe rien – il fait noir, tout est silencieux, on se trouve seul ou à côté de quelqu’un qui dort profondément…

Si jamais vous vous réveillez dans votre lit en pleine nuit et commencez à monter en épingle un problème dérisoire, souvenez-vous en. C’est votre niveau élevé de mélatonine qui vous joue des tours. Au réveil, vous vous apercevrez que le monde ne s’est pas arrêté de tourner.  

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